moon_goddess_by_osaki_kun

 

Prière pour une purification sexuelle

 

Mari, très sainte
Déesse-Mère de toutes choses vivantes
Et Gouvernante des éléments,
De dont la Triple Volonté fait mouvoir les planètes,
Et les nuages qui sont réunis entre les étoiles,
Tournant en de majestueuses révolutions
Dans l'obscurité de Ta matrice:

Par la raison de Ton doux amour
Tous sont créés dans le ciel pour se réjouir.
Par Tes terrifiants et lugubres hurlements
Ceux qui sont en enfer sont gardés à distance
Et toutes les âmes peuplant le train de Ton adoration
Marchent sur le vent vers les lieux élevés
Et murmurent parmi les arbres.

Que Tu viennes comme Nimue,
Svelte jeune fille à l'arc d'argent;
Ou comme Mari, lune blanche qui brille pour tous,
Illuminant le coeur des hommes;
Ou comme Anna des mystères interdits,
Dont la noire majesté, couronnée de soleils bleus,
Règne, suprême, dans la nuit sans limite:

Par la Terre qui est Ton corps,
Par l'Eau qui est Ta matrice vivante,
Par l'Air qui est Ton souffle vital,
Et par le Feu, Ton brillant et stimulant esprit,
Je T'implore de me soutenir dans mon besoin,
Confessant maintenant l'impureté
De mes précédentes intentions.

Aide moi à voir la femme,
Comme si elle était Ton incarnation,
Et de voir en moi-même l'image
Du Dieu brillant, Son Fils et Amant,
A accepter de l'épouse ou de la putain le calice,
Comme si je prenais la coupe de Tes propres mains,
Et de m'abstenir sans mépris.

Que la Grande Déesse soit bénie,
Celle qui se nourrit d'elle-même, qui se crée elle-même
Sans commencement et sans fin des jours.
A travers toutes choses coule le lait de Tes seins,
Toujours vierge parce que Tu es toujours nouvelle,
Connue de tous, car Tu es omnisciente,
Eternel premier amour de l'homme!

 


Mari de la lune

A la Triple Mari de la lune, nous prions
Et nous offrons nos dévotions dans la nuit,
Car les coeurs brisés qui n'osent pas rêver de jour
Trouveront un refuge lorque Sa lumière guérisseuse
Illumine la ville de nos péchés
Et pénètre le sol de sa chaleur oestrale
Pour faire éclater les graines où la vie non-née commence,
Relachant les racines dont les pieds cherchent à tâtons.
Unis les enfants de ton divin amour
(L'amour éternel que les gens ordinaires appellent désir)
De l'un et l'autre séparé par dessein,
Eparpillé et soufflé de par le monde telle la poussière.
Conduit par le destin, mépris et crucifié en vain,
Délivre nous, notre Dame de la Douleur.

 

 

Le chant de Mari

Elle vient à la première senteur du matin,
Aussi douce que le souffle de la mer ;
Jusqu'à ce que le Coq du Soleil crie Son avertissement,
Elle marchera dans le jardin avec moi.

Ses baisers si sauvages et pourtant si tendres
Feront de mon corps une flamme;
Aucun nuage n'obscurcira sa brillante splendeur,
Aucun voile et aucun vêtement de honte.

Bien que les mortels me renient et me raillent
Jusqu'à ce que l'amour se lève et s'en aille,
Dans un endroit effroyable et secret Elle me cachera,
Scellé avec le sang de mon coeur.

Car Elle est Notre Dame du Crépuscule
Mon réconfort dans l'heure la plus sombre de la vie;
Je vois dans les cieux de minuit
Son bouclier de pouvoir omnipotent.

Elle vient au premier soupçon du matin,
Ses pieds sur les crêtes de la mer;
Jusqu'à ce que le Coq du Soleil crie Son avertissement,
Elle demeurera allongée dans le jardin avec moi.

 

 

Poème issus de Thorns of the Blood Rose, de Victor H. Anderson, traduits et adaptés par Hédéra.

(Face au cruel dilemne entre conserver de belles rimes ou la signification la plus proche souhaitée par le poète, le choix final a porté sur la restitution du sens le plus proche de l'original en anglais)