Discor-dianique Reloaded !

Wake up everybody, Discordia has you ... Follow the white rabbit ... Knock knock everybody.

07 novembre 2009

Nouvel initié

C'est avec plaisir que j'annonce, bien qu'avec un peu de retad, l'initiation de Breven au sein du coven du Paradigme de la Sphinge, lors du rituel de Samhain. Ce dernier, après avoir passé un peu plus d'un an au sein du coven, a convenablement passé ses épreuves, et a été cuisiné dans les règles (dépecé, bouilli et rôti, tout ça tout ça comme dans le mythe chtonien de Dionysos).

Un Samhain donc bien rempli! Que Breven reçoive, outre la pluie froide de novembre qui s'abat régulièrement en ce moment, des pluies de bénédiction à ce carrefour de son existence.

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28 octobre 2009

Rituel à effectuer avant la divination

Et qui est notamment utile et bien adapté pour le temps de divination de Samhain...

Rituel à effectuer avant la divination

Extrait de Dancing the Goddess Incarnate, de Dorothy Morrison et Kristin Madden ; traduction par Hédéra.

cailleachgde

Une fois que vous avez choisi votre outil de divination, il est temps de s’y mettre. Mais que faire si vous n’arrivez pas à voir quoi que ce soit d’utile ? Et même si vous y parvenez, y a-t-il la moindre certitude que non seulement vous serez capable de comprendre ce que vous avez vu, mais aussi l’appliquer avec toute sorte de précision ?

Absolument. Commencez juste chaque session en brûlant une cuillère à soupe d’armoise sur un morceau de charbon. Reliez vous à la terre et centrez vous, puis placez vos mains au dessus du moyen de divination de votre choix, en appelez la Cailleach en disant quelque chose comme :

Cailleach encapuchonnée et voilée

Et tous les mondes psychiques entrainés,

Je te demande de voir tout ce que Tu vois :

Chaque vision, et image lancée,

Le brouillard et l’insensé qui peut se cacher,

La moelle de ce qui y est centré,

Et de m’aider à comprendre ce qui est signifié.

Chaque image qui viendrait à être appelée,

Et lorsque j’aurai terminé, je saurai pleinement,

Le message ; et je n’irai pas me questionnant,

A savoir si j’ai tort ou raison ;

Accorde- moi Ton don de vision,

O Cailleach, entends maintenant mon appel,

Et apporte-moi rapidement Ton aide.

Attendez quelques instants jusqu’à ce que vous sentiez Sa présence, puis posez les questions que vous souhaitez. Les questions en elles-mêmes, et peut être la manière dont elles sont formulées, sont peut être la part la plus importante d’une divination précise. Pourquoi ? Parce qu’alors que nous recevons toujours des réponses de ceux qui font partie du monde spirituel, ce ne sont pas toujours les réponses que nous recherchions. Et c’est pourquoi soit nous ne posons pas les bonnes questions, soit nous ne sommes pas assez spécifiques dans les mots utilisés.

Un simple exemple de cela est cette question : « Deviendrai-je riche dans les prochains six mois ? » Tandis que cette formulation peut sembler assez spécifique pour la plupart des personnes, ce n’est pas forcément le cas dans le monde spirituel. Sachant que le mot « riche » ne s’applique pas uniquement à l’argent (il peut aussi s’appliquer à l’abondance d’amour, de joie, de bons amis, et d’autres choses trop nombreuses pour être mentionnées ici), ça laisse trop de paramètres au hasard. Donc, bien que vous recevrez peut être une réponse affirmative, vous pourrez aussi peut être vous retrouver à vivre pauvrement dans les six mois.

Sachant cela, prenez un certain temps à formuler vos questions pour représenter exactement ce que vous voulez savoir. Une fois que les bonnes questions sont en place, votre moyen de divination fera le reste. C’est aussi simple que cela.

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27 octobre 2009

Une déesse du temps de Samhain : Coatlicue

coatlique_201

Avec mon coeur alourdi par la peine

Avec mes yeux aveuglés par les larmes

J'erre

Incapable de trouver le repos

Incapable de trouver le soulagement

Je suis asséchée

Mes os

Sont poussière dans le désert du soleil

Mon coeur

Arraché

Git brisé sur le sol

Chaque pas marché en vivant

Le piétine de nouveau

Chaque souffle inspiré en vivant

Elargit mes blessures

Comment puis-je supporter l'insupportable?

Comment puis-je surmonter l'insurmontable?

Ma douleur prendra-t-elle jamais fin?

Ma perte sera-t-elle jamais comblée?

Mon attente angoissée cessera-t-elle jamais?

Tiré de The Goddess Oracle, de Amy Sophia Marashinsky et de Hrana Janto, traduit par Hédéra.

Coatlicue est une déesse aztèque, la Mère des divinités aztèques et dont le nom signifie "Celle à la jupe de serpents". Pour les Aztèques, elle représente la déesse de la terre, déesse de vie et de mort. Ayant trouvé  une balle de plumes dans un temple, Coatlicue tombe enceinte mystérieusement, ce que ses enfants voient comme un signe de déshonneur. Selon la plupart des légendes, c'est sa fille Coyolxauhqul, qui appelle ses frères les étoiles ainsi que le dieu de la guerre et du Soleil, à tuer leur mère déshonorée (d'après les explications données dans le livret accompagnon l'Oracle, sa fille aurait été la seule à prévenir sa mère du complot ; cependant, c'est la seule source que j'ai trouvé qui atteste cette version de l'histoire). Coatlicue est finalement défendue par le fils qu'elle porte, Huitzilopochtli, et qui nait tout armé. Dans cette version de l'histoire, il décapite sa soeur (dans la version donnée par l'Oracle, c'est le dieu du soleil qui la décapite pour avoir voulu aider sa mère) et place sa tête dans le ciel de sorte que sa mère trouve du réconfort en pouvant observer chaque nuit sa fille, devenue la Lune.

De manière générale, c'est toujours assez trash chez les Aztèques. Mais j'ai beaucoup aimé la représentation de Coatlicue sur terre carte, ainsi que le poème qui va avec et qui sied bien au deuil lié à la période de Samhain, à la souffrance qui fait partie intégrante de la vie, et du désarroi qui précède la renaissance.

08 octobre 2009

Les femmes vivent plus vieilles car elles sont inutiles ...

Voici ce qu'on entend de la bouche de têtes blondes de 12 ans, en classe, sans même que ce soit une blague, ajoutant qu'elles peuvent servir à faire le ménage et la cuisine, et encore, pas même correctement ...

Les enfants sont punis, les deux parents signent en ayant connaissance des perles verbales de leurs petits trésors, sans y voir d'inconvénient ni de problème à cela.

Quand je pense à tout le racisme latent ou affiché vis à vis d'émigrés... Quand je pense que mes petits disciples de couleur (et de religion différente) parlent, pour la plupart au moins, des femmes avec bien plus de respect ...

Je me dis que vraiment, encore aujourd'hui, les femmes n'ont pas fini de combattre pour leurs droits, et au droit à ne pas être traitées comme des moins que rien dès l'école primaire, puis au collège et au lycée. Je me dis qu'il n'y a pas besoin d'être féministe acharné pour le comprendre.

Je m'inquiète de la génération future. Beaucoup de mal s'est dit sur les féministes, sur les sorcières féministes qui ont souvent été extrêmes, mais comment ne pas reconnaître qu'elles avaient au moins raison sur un point essentiel : que les batailles gagnées ne sont pas les guerres, qu'à tout moment on peut revenir en arrière. Et qu'on n'a pas besoin d'être mêlés à des cultures étrangères pour que cela se produise, loin de là.

J'en reste encore dépitée, déçue, en colère. Je le vois encore, mon petit Nicolas, me criant que je pouvais lui faire faire cette punition, mais que de toutes manières, il avait raison ...

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29 septembre 2009

Pan, l'Intersexuel

15diable

Pan, "Grand Dieu" Wiccan (Grec aussi, dans une lointaine ancienne vie antique) de la masculinité, le plus fréquemment représenté en satyre, mi-homme mi-animal (mi-bouc pour être plus précis) et préférenciellement en érection surdimentionnée. Bref, la Masculinité dans toute son essence, du moins dans l'imaginaire sexué de beaucoup.

Je ne m'étais jamais intéressée à Pan. Pas de dégout ou d'attrait pour lui, de l'indifférence en somme. Je comprenais vaguement l'importance que certains lui donnaient dans cette vision de grande force sexuelle masculine de la Nature, mais à moi, ça me parlait autant qu'un logo de club de football : très célèbre, adulé par certains mais pour ainsi dire inexistant pour moi, et tant mieux si ça peut faire plaisir à certains. Du moins, jusqu'à ce que je sois plus ou moins obligée de consacrer quelques méditations à cette figure, histoire de ne pas me cantonner uniquement aux divinités qui me parlent.

Grand bien m'en a fait. Il en ressortit en premier que Pan, en grec (du pays et de la langue de sa vie d'origine) signifie "tout". Il me vint à l'esprit aussi que Pan était finalement peu représenté dans l'Antiquité, du moins avant la période hellénistique, et qu'il était moins satyre lubrique qu'il ne le devint ensuite dans l'esprit des gens. Sa forme d'ailleurs en érection tient plus du Priape romain que de la divinité mi-homme mi-animale de ses origines. Enfin, de ses origines grecques telle que nous connaissons la culture grecque dite "classique" et plus tard reprise à sa manière par la Renaissance.

Il me vient surtout que "tout" ne signifie pas "masculin". "Tout" veut dire "tout", ça parait bête dit comme ça, mais ça compte plus qu'il n'y parait d'insister sur ce fameur "tout". Car si il n'est pas difficile de voir en Pan le signe de la Nature sauvage en l'homme, mis en avant par un physque hybride, il y a une chose que les Grecs ne semblent pas avoir osée avec leur dieu du Tout, c'est de l'hybrider en homme, animal, et femme. Peut être parce qu'il est plus facilement acceptable, surtout pour des Grecs dont la civilisation est si séparatrice des sexes dans la société, qu'un être humain révèle l'animal en lui qu'il ne révèle une forme d'intersexualité (quoiqu'ils ont pensé au fameux dieu Hermaphrodite, peu important en somme dans l'ensemble mythologique et d'ailleurs fort bien oublié des Wiccans). En effet, il n'y a pas plus grande faute que d'oser faire d'une femme un homme, ou d'un homme une femme, que ce soit dans l'Antiquité, et finalement encore maintenant, bien souvent. Faire cela, c'est faire le Diable. Ce Diable de l'arcane XV du Tarot de Marseille, ce Baphomet des Satanistes ... ce Pan des sorcières, d'après les accusations de ce fameux temps des "chasses aux sorcières", entre la fin du XVI et siècle et le milieu du XVIIe siècle. Oui, ce Pan avec des pattes et cornes de bouc, un sexe d'homme et une poitrine de femme ; ce monstre, ce Diable, contraire au "bon ordre" de la nature, telle qu'elle est envisagée par une société réclamant que toute chose ait sa juste place.

Pan n'est donc pas un Grand Dieu, un symbole du masculin. Pan, c'est le Tout, l'Intersexuel, ce qui est homme, femme et animal, conformément à ce que la Nature a voulu pour les êtres humains, puisqu'Elle n'a pas voulu un ordre sexué parfaitement distinct, puisqu'Elle a permis que 4% de la population humaine (d'après le professeur Sharon Preves) naisse avec des ,organes sexuels appartenant aux deux genres, sans d'ailleurs pour autant les rendre capable de procréer selon les deux genres.

Certes, tout ceci a longtemps été considéré comme l'oeuvre du Diable (le Mal forcément, le monstrueux puisque contrevenant à une certaine idée de l'ordre naturel des choses), et par la suite comme à des malformations. Des erreurs de la Nature. Il demeure que de nombreuses personnes, aujourd'hui comme hier, sont intersexuelles, qu'elles ont êiné et peinent encore à trouver leur juste place dans une société humaine ne reconnaissant que deux genres bien distincts et plaçant toute autre combinaison comme une anomalie, une maladie, ou niant purement et simplement la possibilité d'une autre forme d'existence de l'idée de "genre sexué". De plus en plus de ces personnes intersexuelles cherchent d'ailleurs à se faire reconnaître comme tel ou comme androgyne, etnon plus comme homme ou femme, sexe attribué à leur naissance, souvent de nos jours après opération pour corriger l'anomalie (c'est à dire ôter l'organe sexuel le moins développé ou non utilisable).

On peut corriger une personne physiquement, mais le problème des énergies restent, si on considère cela d'un point de vue magique. Car ces personnes demeurent sous la double influence d'un développement hormonal à la fois féminin et masculin, selon des degrés divers. Il est aisé d'imaginer le désarroi qu'une telle situation peut causer chez une personne à la fois physiquement, psychiquement et énergétiquement ni homme ni femme, mais quelque chose qui tient des deux, et qui est finalement bien distinct de l'un ou l'autre genre.

Ce n'est pas un hasard si cette réflexion a germé en ce moment dans mon esprit, elle vient de cette réflexion sur la véritable nature de Pan, et sur le hasard d'un article lu dans un magazine au sujet des personnes intersexuelles, et ce à quelques jours d'écart. Je pense définitivement que Pan représente l'Ordre désordonné de la Nature, l'Intersexuel, le divin sans genre et qui les possède tous. Le Tout.

Je comprends mieux quelle force extraordinaire émane de Pan.

La Grande Divinité de tous les hommes, toutes les femmes, tous les animaux et tous les intersexuels de la Terre. Le Grand Tout.

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27 août 2009

Et les soirées de fête aux plages d'Hammamet ...

Dougga

Des sphingiennes (avec moi en plus petite) courageuses et braves face aux 50 degrés à Dougga.

Yalil Yalil Habibi Yalil ...

Ca sonne peut être kitsh à certains, mais Patrick Bruel le dit si bien. La Tunisie, c'est beau. La Tunisie, c'est chaud caniculaire, ça rend malade, c'est plein de gros lourds dans les souks qui ont tendance à considérer parfois un peu trop les européennes commes des candidates chaudes chaudes à une nuit dans leur lit ... Mais bon sang, la Tunisie, comme il le dit, on n'oubliera pas même si on s'en va ...

Et oui, 2e post en un peu plus d'un mois pour dire encore que je rentre de vacances, cette fois en Tunisie. On finira par croire que je ne fais que prendre du bon temps, ce qui serait très faux. Puisque entre les deux posts et la semaine de Tunisie, je n'ai fait que déménager, ranger, récurer, étatdeslieux-er, remplir des formalités, signer en 50 exemplaires telle que la grande Eris l'a voulu afin de faire en sorte que le monde soit plus chaotique encore, si faire se pouvait. Ah oui, et chercher à récupérer le net que je n'ai plus pour l'instant que par intermittence jusque, je pense, mi-septembre. Mais trève de choses désagréables, la Tunisie (Yalil Yalil ...)

Non, je ne parlerai pas de la condition féminine (dans un pays à majorité musulmane mais quand même laïc), ni de l'amour des Tunisiens pour les déchèteries (qui sont en fait à peu près partout en ville comme à la campagne, au bord des routes, dans les mers et les rivières ...). Non, pas de choses qui fachent. Parce que les vacances, depuis Gainsbourg (et espérons avant), c'est Sea, Sex and Sun. Après, chacun fait dans l'ordre et la quantité qu'il veut. Dans mon cas, nous y sommes allées à trois, comme un vrai voyage organisé : Sphinge Voyages. Durant une semaine, deux autres membres du coven et moi-même avons délocalisé en Tunisie pour notre plus grand bonheur. De la Sea, on en a eu, c'était génial ; l'eau était tellement chaude qu'on entrait dedans sans même avoir à relever les bras ou les épaules (ah les plages d'Hammamet ...). Du Sun, pareil, bien chaud, très chaud ... trop chaud peut être. 50 degrés sur les sites archéologiques visités, c'était à prier que le calvaire s'arrête et qu'on nous ramène chez nous, où il fait bon vivre, à Hammamet ... Quant au troisième S, haha, bandes de petits curieux ... Il y avait de beaux paysages locaux (notamment les animateurs à l'hôtel) qui, à n'en pas douter, valaient d'être admirés au bord de la piscine. Comme dit l'une d'entre nous, ce n'est pas parce qu'on est au régime qu'on ne peut pas regarder le menu (j'ai toujours adoré cette réplique).

Et puis, comme on n'est pas qu'un coven de larves (même si nous étions fermement remontées en arrivant contre l'idée des clubs de vacances et que finalement, à la fin, notre fermeté avait un peu décru), on a visité. Carthage (occasion aussi de frayer avec la déesse de cette grande cité : Tanit), des cités romaines parfois semi-troglodites, des forts numides et byzantins, et même la grande mosquée de la 4e ville sainte de l'Islam : Kairouan. De tout ça, même si à n'en pas douter, c'était absolument magnifique, j'en retiens peut être plus d'avoir été malade par la chaleur et par des aliments avariés que notre hôtel nous avait fourni (pour preuve, on était au moins la moitié du groupe à ressentir les mêmes symptômes. C'est rassurant quand on sait aussi qu'un autre hôtel tunisien de cette chaine a dû fermer pour cause de problèmes sanitaires et intoxications générales). Ah ... et le charme des vacances à être réveillés le matin à 4h30 ... quel repos. C'est qu'il faut souffrir pour se cultiver si on n'est pas assez riche pour venir une fois au printemps pour les visites, et une fois l'été pour la farniente.

Mais en fin de compte ... ce fut un voyage merveilleux, des vacances parmi les meilleures que j'aie jamais vécues, des moments entre filles, entre copines d'adolescence, abolument inoubliables. Un voyage qui ne m'a pas fait revenir telle que j'étais partie, qui m'a beaucoup enrichie, qui m'a donné l'impulsion de courage pour la rentrée, désormais si proche. Qui m'a donné des rêves nouveaux. Comme revenir (pas en été!) et voir le désert. Retrouver ma deuxième vie, comme je l'appelais (sachant que la 1ere était celle que j'avais laissé en France, et que ma 3e vie était la vie de souffrance de visites sous 50 degrés et à en être malade).

Allez, encore un peu de Patrick Bruel :

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil habibi yalil yalil yalil habibi yalil ...

21 juillet 2009

Imaginez un monde où la thèse conspirationniste serait vraie ...

facebook_big_brother

Voilà, je rentre de vacances, comme une fleur qui a pris le soleil, et fatalement, une série de petits soucis m'attendent. Comme à chaque fois. Mais jusqu'ici, rien de bien surprenant ou alarmant.

Bizarrement, de ces jours de retour de vacances (et de rangement, et de remise dans le rythme normal -qui reste de vacances- ), je pense que je viens de vivre celle qui me hérissera le plus les poils et les cheveux. Bien gentillement, je vais sur un site de vidéos en ligne (pas de publicité ici) histoire d'écouter une musique qui me passait par la tête. Tiens, je vois que j'ai un message. Le pseudo de l'expéditeur est inconnu mais le titre est en français. Bon, regardons ça.

Et là, arrêt cardiaque psychologique : c'était manifestement quelqu'un qui connaissait un vieux myspace que j'aurais créé (et que manifestement j'ai très vite oublié!), sous un pseudo que j'utilise en plus assez rarement, qui dit savoir qui je suis sachant que cette personne est censée me connaître de l'enfance ou l'adolescence, qui aurait été une voisine et qui saurait en plus quelle est ma profession! On aurait pas fait mieux pour l'énigme "Qui est-ce?". Oui, qui est cette mystérieuse personne qui vient me demander si mon compte de ce site de vidéos en ligne est le même que le myspace, qui ne se présente pas elle-même et dont le message est vaguement "tu ne sais pas qui je suis mais moi je sais qui tu es"???!!! En plus, j'ai beau éplucher mes souvenirs, je ne me souviens de personne parmi mes anciens voisins et voisines qui combine le fait d'avoir le même âge que moi et être au courant de ce que je suis devenue dans la vie.

Je me relis, vu de là, ça ressemble à de la masturbation de cerveau. Mais zut et flute, j'ai fui tous les sites de réseaux sociaux, Facebook et Copains d'avant en tête, parce que je n'avais pas envie que des petits curieux du passé viennent épier ma vie oh combien passionnante (bien sûr!) d'aujourd'hui. Je me souviens de gens que j'ai détesté, je sais aussi que je ne veux même pas qu'ils ou elles sachent ce que j'ai pu faire en bien, puisque les réseaux sociaux sont là pour montrer toutes les belles choses qu'on est devenu et cacher toutes celles qui feraient de l'ombre au joli tableau d'ensemble. Et pour les gens du passé qui m'importent, soit j'ai gardé contact, soit je connais d'autres moyens pour me manifester à eux. Donc, pas besoin de ces trucs virtuels où chacun expose sa vie plus ou moins enjolivée.

Et donc, j'ai redécouvert ce compte myspace oublié, pour me rendre compte que je l'avais créé il y a plusieurs années, du temps insouciant où je n'avais pas encore compris que quand on demande "nom et prénom", ajoutant que seul le pseudo apparaitra, c'est pour les mettre dans un moteur de recherche. Et donc, que j'avais fourni bien innocemment au boureau le baton pour me faire battre, ou la corde pour me pendre. Du coup, je me suis empressée d'effacer tout ça. Ca ne réparera pas ce qui est fait, mais m'évitera peut être d'autres ennuis.

En vérité, j'avais des réflexions beaucoup plus profondes à proposer, issues du voyage ou d'après. Mais comme il est tard et que finalement, je ne sais toujours pas ce que je vais répondre, si je réponds, à cet anonyme mystérieux qui dit me connaître, je me suis dit "pourquoi pas un petit potin du soir?".

Finalement, je ris à gorge déployée des adeptes de la thèse conspirationniste, mais après tout, et si c'était vrai, que maintenant, même en faisant tout pour bien se cacher, on ne peut plus échapper au Grand Oeil (patriarcal) de Big Brother?

(Bonne nuit les petits!)

04 juillet 2009

Nouvelle disparition mystérieuse

Sous_plat

Non, pas si mystérieuse en fait. Je pars juste en vacances jusqu'au 15 juillet dans le sud-ouest et au Pays-Basque!

Je pars au pays où la terre, la lune et le soleil sont toutes des déesses et où les bombes sautent. Que du folklore! :D

A bientôt!

01 juillet 2009

Tout ce que les chrétiens ont et qu'on n'a pas (assez)

pieta

Elevée dans la religion catholique par des parents croyants, je connais relativement bien la vie spirituelle des croyants catholiques, leurs valeurs, leurs rejets, leurs points négatifs mais aussi tout ce qu'il y a de puissament positif. Je n'ai jamais rejeté mon éducation, elle a participé à faire de moi ce que je suis, et est un des dons que mes parents m'ont fait dans l'ensemble de l'éducation qu'ils m'ont donné, essayant de me transmettre le meilleur qu'ils pouvaient. Mon choix fut de ne plus suivre cette voie, ils ont fini par le respecter sans jamais s'être non plus violemment opposés ni m'avoir rejetée. Voilà pourquoi je suis, peut être, autant en paix avec cette religion que tant de Wiccans, tant de païens stigmatisent. Je parle là de questions de foi, d'engagement personnel et non pas de représentation humaine de la religion telle que le pape l'incarne. Il n'est de toutes manières plus suivi par la majorité des catholiques.

Pour avoir un regard serein sur cette religion que je connais bien et qui fut mienne, je ne peux ignorer qu'elle porte en elle des valeurs précieuses qui font parfois cruellement défaut, à mon sens, dans la Wicca et le paganisme actuel, des valeurs que l'ont pourra facilement dire avoir émerger de l'asservissement spirituel et matériel des fidèles. Cependant, elles restent des valeurs. Je pense notamment au regard que cette religion porte sur la souffrance.

La Wicca ou les autres mouvances gravitant autour ont certes participé de la libération des moeurs, des pensées, du pouvoir, et oeuvrent pour un monde plus harmonieux. Au problème de la civilisation contemporaine, porteuse de nombreux fléaux dont le désespoir et le mal-être, leur réponse se résumerait en une quête de la nature originelle, une quête personnelle et intérieure pour apprendre à se connaître et vivre en paix avec soi-même, et une libération de tous les carcans précédemment mis en place par, notamment, le christianisme. Dans ce mouvement ascendant et qui se veut éclaireur, comme un éclair frayant un nouveau chemin en détruisant ce qui est jugé de la mauvaise herbe envahissante, toute cette force de vie qui déferle, parfois une aggressivité réelle dans la poussée au combat des reconnaissances pour s'imposer comme voie de l'avenir, il y a une chose que je vois peu, que je trouve bien peu : la force de la compassion.

Compassion est un des mots que j'ai vu le plus rarement utilisé par le monde wiccan et paganisant. Ce mot, qui signifie "souffrir avec", ne semble pas entrer dans les valeurs de ce monde néo-païen conquérent, positif, vigoureux. Peut être est ce emrpunt de trop de faiblesse? Peut être est ce trop proche d'une idée de passivité et de soumission face à l'adversité? Peut être faut-il toujours agir, toujours se battre? Que face à un problème ou une malade, on songe d'abord à guérir, magiquement ou par d'autres médecines. Oui, chercher à guérir est normal et absolument nécessaire. Mais dans les chapitres d'ouvrages liés aux guérisons par la magie ou aux herbes, bien peu de lignes sont consacrées à l'accompagnement du malade, à son soutien et son réconfort.

Que ce soit revendiqué ou non, il semble juste émaner des discours que cette spiritualité nouvelle n'a pas de place pour la faiblesse, ou du moins, pas de place spirituellement reconnue. Pour nous autres, adeptes du Féminin sacré et du dianisme, nous avons Kwan Yin, la déesse chinoise de la compassion, sorte d'avatar asiatique de la Marie chrétienne, à moins que ce ne soit l'inverse. Mais à part cette figure maternelle et consolatrice? J'ai envie de répondre : que dalle, nada, allez vous faire voir ailleurs.

Je ne dirai jamais que les chrétiens sont meilleurs, car ce serait soit se fourvoyer, soit mentir. Cependant, ceux qui vivent sincèrement leur foi ont en général cette chaleur humaine, cette compassion vis à vis de l'Autre qui se retrouve ici trop peu. Comme si la civilisation guerrière et triomphante devait entièrement tourner le dos à celle qui pleure le Messie crucifié, telle la Pièta (Marie pleurant sur le corps de Jésus). Peut être parce qu'influencés par une vision finalement très patriarcale de la force guerrière de peuples anciens, avec leurs croyances, il devient honteux de pleurer et de réconforter, de consoler celui ou celle qui pleure. Il y a d'ailleurs beaucoup qui se dit, se fait et s'écrit sur les rites de vie, bien moins sur les rites liés au moment de la mort, presque un néant total sur la période de deuil. Il ne fait pas bon souffrir par chez nous. Il vaut mieux se terrer, prendre une retraite hivernale sous la terre gelée et ne réapparaître que lorsque le printemps sera venu.

Comme souvent, losqu'il s'agit de briser les chaines, à force de faire table rase, on "jette le bébé avec l'eau du bain", comme le dit l'expression. C'est dommage, car on se prive de soutiens importants. Que devient une société sans compassion, sans qu'elle soit capable de se soutenir pour surmonter les obstacles, mais aussi pour simplement vivre la peine ensemble, passivement, comme des larmes coulent pour ensuite se sentir un peu moins mal. Avec la liberté accordée là où elle était auparavent refusée, on finit par ne plus comprendre, voire tolérer, certains comportements. Ainsi, il est attendu dans les relations humaines qu'elles viennent et repartent, sans attendre un engagement comparable à ce qu'était auparavent le mariage. En effet, aujourd'hui, nous sommes tous libre de faire notre vie, défaire les relations, et recommencer à l'infini. Il devient presque anormal de ne pas savoir d'emblée accepter cette règle du jeu, qui est là pour notre bien! Pour nous libérer, qu'on nous dit! Alors, de manière informelle, chacun reconnaîtra qu'une séparation, un divorce reste difficile, douloureux, qu'on s'en remet souvent avec beaucoup de temps, parfois jamais. Oui, tacitement, c'est accepté. Pourtant, il est attendu qu'on soit libre et libéré, puisqu'on n'a plus à s'enfermer dans une relation unique qui aurait échoué.

Je force le trait volontairement. Cependant, notre enfermement à ce stade n'a plus rien de spirituel mais est simplement psychologique. Peut être parce que nos aspirations intérieures n'ont pas, à la base, de lien direct avec nos croyances religieuses. Qu'on peut aspirer à une vie d'aventures autant qu'à une vie de grande stabilité, sans lien aucun avec une spiritualité qui emprisonne ou qui libère les moeurs.

Ici, face à la maladie,face à la mort, face à la trahison, au bris de relations amicales ou amoureuses, on se tait, on tourne la tête, on ferme les yeux. Peut être parce qu'on ne sait plus quoi faire ni comment répondre. Peut être parce que trop peu de repères ont été donnés pour ces propos, ou que ces questions viennent perturber une dynamique d'ensemble qui ne tend pas à s'ancrer dans ce tels sujets. Peut être parce qu'à force de nous avoir renvoyé à nous-même pour régler nos propres problèmes (à raison !), trop ont fini par considérer que c'était "chacun sa merde" et qu'il était hors de propos de continuer à aider des personnes et en faire des assistés. Je ne dis pas ça dans l'absolu, je sais qu'il existe des groupes qui n'entrent pas du tout dans cette description. Je ne parle finalement que d'une certaine ambiance qui donnerait une idée du ton qui prédomine, d'après les idées et les discours des uns et des autres. Je sais juste qu'on n'a pas autant de "Notre Dame de la Consolation", et que lorsque j'ai eu besoin de réconfort, j'ai lu et écouté des paroles et témoignages de catholiques. Eux connaissaient encore tous ces mots (maux), et y avaient des réponses spirituelles autant qu'humaines.

27 juin 2009

Du fun pour Litha - fêter Litha autrement -

macarena

Parce que ma vie a ressemblé au royaume de Greyface (voir le Principia Discordia pour plus ample information sur le personnage) durant ces trois précédents mois, j'ai décidé qu'il était grand temps d'agir (et je vais prouver ici que je suis la grande prêtresse la plus immature et irrespectueuse d'au moins tous les temps du début XXIe siècle ... quoique, il y a de la compétition quand même!). Ca a donné le rituel qui va suivre. Alors OUI, il est normal que ce rituel contienne certains des tubes d'été les plus idiots, notamment la Macarena (à ce propos, saviez vous qu'il existe en Espagne une Vierge de la Macarena, et qu'elle a plus de rapport avec la tristesse que de la joie?). Oui, c'est normal que la méditation de début de rituel commence par une histoire de bubulle. Oui, c'est normal que certaines parties du rituel soient devenues quasi auto-parodiques. Oui, j'assume pleinement la maternité de ce rituel, qui est librement inspiré de passages de Dancing the Goddess Incarnate, de Kristin Madden (la méditation des bubulles notamment), d'Ariadne's Thread de Shekhinah Mountainwater (un grand classique ici), ou encore d'Isis Magic, d'Isadora Forrest (librement parodié pour notre plus grand bonheur, mais avec beaucoup d'efficacité magique et de complicité avec la Déesse!).

Donc, pour comprendre le déroulement du rituel, reportez vous aux didascalies (sachant que ceci est l'original de la préparation du rituel). Le rituel est écrit pour 3 prêtresses, mais fut en réalité réalisé à 4 avec un homme. Bref, tout est facilement modulable.



Un rituel de Litha pour célébrer l'été autrement





Méditation d’introduction : La bubulle de Bonheur

 

Souriez et imaginez une bubulle au centre de votre poitrine. Cette bubulle est remplie de bonheur, de joie pure. De quelles couleurs est votre bubulle ? Ooooh, qu’elle est jolie !

Continuez de sourire et sentez votre bubulle s’étendre. La lumière joyeuse qui est à l’intérieur grandit et grandit jusqu’à ce que la bubulle entoure complètement votre corps. Chacune de vos cellules est remplie de lumière de bonheur. Appréciez cette sensation aussi longtemps que vous le désirez.

De l’intérieur de votre bubulle, vous prenez conscience d’autres bubulles autour de vous. Certaines sont petites, certaines sont fragiles, et certaines sont de grandes bubulles de lumière comme la vôtre. Sachez qu’il est plus facile de les voir quand vous êtes conscient de votre propre bubulle.

Souvenez vous que cette bubulle est toujours avec vous. Vous pouvez parfois ne pas être conscient qu’elle est là. Vous pouvez parfois vous cacher sous une pile de tension ou de stress, mais elle demeure toujours présente. Tout ce dont vous avez besoin est de sourire et de la retrouver une fois encore.

 

Invoquer éléments :

 

Air : Titania, Reine joueuse des fées

Sud : Pélé, déesse de la passion et du feu

Ouest : Vénus, déesse de l'eau et feu de l'amour

Nord : Ishtar, déesse de la sensualité, étoile du matin

 

 

 

Charge dela Déesse

Ecoutez les paroles de a Grande Mère qui fut aussi appelée parmi les hommes Artémis, Astarté, Athéna, Diane, Mélusine, Aphrodite, Cerridwen, Dana, Arianrhod, Isis, Bride et par bien d'autres noms.

Chaque fois que vous aurez besoin de quelque chose, une fois par mois, de préférence quand la lune est pleine, vous vous réunirez en un lieu secret et adorerez mon esprit, moi qui suis

la Reine

de toutes les sorcières.

Alors en cette assemblée, vous qui prennez plaisir à apprendre la sorcellerie et qui n'avez pas encore atteint ses plus profonds secrets ; je vous enseignerai ce qui vous est encore inconnu.

Vous serez libres de tout esclavage et en signe de votre entière liberté, vous serez nus lors de vos rites et vous danserez, chanterez, festoierez, jouerez de la musique et ferez l'amour, tout cela en mon honneur.

Car mienne est l'extase de l'esprit, et mienne est aussi la joie sur terre ; car ma loi est Amour en toutes choses.

Gardez purs vos plus hauts idéaux, sans cesse efforcez-vous de les atteindre, ne laissez personne vous arrêter ou même vous détourner.

Car mienne est la porte secrète qui donne sur la Terre de Jeunesse, et mienne est la coupe du vin de la vie, et le Chaudron de Cerridwen, qui est aussi le Saint Graal de l'immortalité. Je suis la Gracieuse Déessequi donne le cadeau de la joie dans le cœur des hommes.

Sur la terre je donne la connaissance de l'esprit éternel et au-delà de la mort je donne la paix, la liberté et la réunion avec les anciens.

Sachez que je ne demande aucun sacrifice car je suis

la Mère

de tous les êtres vivants et j'abreuve cette terre de mon amour.



Entendez les paroles de la Déesse étoilée, elle dont la poussière de ses pieds habite les hôtes du ciel et dont le corps encercle l'univers.

 

Moi, qui suis la beauté de la verte terre, la blanche Lune parmi les étoiles, le mystère des eaux, et le désire dans le cœur des hommes, je t’appelle en ton âme.

Lève-toi et viens à moi. Car je suis l'âme de la nature qui donne vie à l'univers.

De moi toutes choses procèdent et à moi toutes choses doivent retourner ; et devant mon visage, aimée des Dieux et des hommes, que ton moi divin soit enveloppé dans l'extase de l'infini.

Que mon culte soit dans le cœur qui se réjouit ; car sachez-le, tous les actes d'amour et de plaisir sont mes rituels.

Qu'il y ait en vous de la beauté et de la force, du pouvoir et de la compassion, de l'honneur et de l'humilité, de l'allégresse et de la révérence.

Et vous qui pensez me chercher, sachez que votre quête et vos désirs seront vains, à moins que vous ne connaissiez le Mystère ; que si ce que vous cherchez, vous ne le trouvez pas en vous, vous ne le trouverez pas en dehors.

Car sachez-le, je suis avec vous depuis le début ; et je suis ce qui est atteint à l’achèvement du désir.

 

 

Invocation :

 

Voici désormais la fête du feu, alors que culmine dans le ciel le soleil d'été. Ici débute le règne de l'Amoureuse passionnée dont le regard embrase, dont la caresse enflamme. En cette nuit magique vient le règne du jeu sacré. Tous les souhaits sont permis, tous sont exaucés et Elle conduit ses enfants vers la plénitude de l'amour et de la passion; et c'est sous le nom d'Aphrodite qu'elle vient à nous, sous tous les noms de l'Amour.

 

La prêtresse allume les bougies de l'autel, en disant :

 

Avec cette flamme j'embrase l'esprit d'Aphrodite

Déesse de la passion et de l'amour

Grande est la magie d'Aphrodite

Qui nous amène la joie et l'extase

Grand sont les mystères d'Aphrodite

Qui nous apporte l'union, la sépération et la réunion

Grand est l'amour d'Aphrodite

Qui amène l'inspiration au monde tout entier

Salut Aphrodite!

 

Tous : Salut Aphrodite!

 

 

Le feu au centre du cercle est allumé par tous.

 

 

 

Prêtresse 1, au centre, face à l’est les bras vers le ciel :

De cette place pure et du ciel, j’entends la voix d’Aphrodite, Celle qui remplit le cœur.

Puis la paume vers la terre :

De

la Terre

, la voix d’Aphrodite crie à l’intérieur de mon cœur.

P2 face à l’Est :

De l’Est, la voix d’Aphrodite crie à l’intérieur de mon cœur.

P3 face au Sud :

Du Sud, la voix d’Aphrodite crie à l’intérieur de mon cœur.

P1 face à l’Ouest :

De l’Ouest, la voix d’Aphrodite crie à l’intérieur de mon cœur.

P2 face au Nord :

Du Nord, la voix d’Aphrodite crie à l’intérieur de mon cœur.

P3 vers l’Est (avec tout le monde qui répète ensuite) :

De l’Est …

P1 vers le Sud (avec tout le monde) :

Du Sud …

P2 vers l’Ouest (avec tout le monde) :

De l’Ouest …

P3 vers le Nord (avec tout le monde) :

Du Nord …

P1 en levant les paumes au ciel :

Du ciel …

P2 en baissant les paumes vers la terre :

De la terre …

 

Diffusion de la musique « Ces soirées là ».

 

P3 s’exclame :

Oh les chéris, ce n’est pas possible ! C’est ridicule ! Je ne peux pas faire ça, il faut un peu de sérieux !

Les autres rient.

P3 :

Tout ça, c’est bien gentil, c’est mignon et tout, mais nous avons besoin de quelque chose pour nous aider dans le vrai monde.

Les autres (à tour de rôle):

Qu’est ce que le vrai monde ? Est-ce que c’est Ton Travail Important et les factures que tu paies ? Est-ce que c’est la manière dont le monde te voit ou la personne que les gens veulent que tu sois ? Peut être que ton expérience du monde dépend de qui tu es derrière les rôles que tu joues. Peut être trouveras-tu ton bonheur quand tu arrêteras de penser et de prévoir, et que tu commenceras à ressentir et à jouer, juste pour le fun et sans réfléchir au résultat final. Lorsque tu danseras librement sur ces tubes débiles de l’été, tu seras capable de trouver ta propre danse de créativité et de joie. »

 

Un( e ) des P :

MACARENA !!!!!!!!!!!!!

 

Quand la macarena (et la danse de macarena) est terminée, une autre P :

(annonce toute autre musique de l’été à suivre pour danser autour du feu au centre du cercle) !

 

A tour de rôle, pour lever

la Déesse

en soi :

Je m’ouvre à Aphrodite. Puisse

la Déesse

se lever en moi comme dans le ciel. Je m’ouvre à Toi, Aphrodite, telle un bouton de rose, je m’ouvre à Toi comme des pétales le font. Je m’ouvre à Toi avec le cœur éveillé et l’âme mise à nue. Entre en moi, O Déesse. Entre en moi et permets-moi de respirer Ton souffle accéléré par le Soleil. Puisse mon cœur être rempli de ta lumière étoilée radieuse.

Chacun visualise la lumière de

la Déesse

le/la remplir, autant dans les parties physiques et non physiques de l’être :

A l’intérieur de mon corps … A l’intérieur de mon esprit … A l’intérieur de mon corps … Aphrodite se lève.

Lumière jointe à la lumière. Esprit à esprit. Pensée à pensée. Âme à âme. Corps à corps. Et au centre qui connait tout cela, est Son cœur joint à mon cœur.

 

Une prêtresse mène le cône de pouvoir jusqu’à son paroxysme :

Nous formons ce Cône de Pouvoir pour être une force positive de jeu, de joie et d’amour. Que ces bénédictions se déversent sur nous tous comme une vague déferlante de feu brûlant de l’été.

Chacun garde ces bénédictions à l’esprit et y accumule l’énergie par la concentration et la visualisation jusqu’à ce que l’énergie soit libérée.

Les deux autres P concluent après [ sur fond de musique du Soleil Noir de Sash !, ce serait le top !] :

1.

La Déesse Soleil

, Aine, reine du feu, est à son apogée mais s'annonce doucement le règne de l'obscurité. Peu à peu, enceinte de ses créations, elle fait mûrir nos souhaits.

 

2. Cette nuit est magique

Songe d'une nuit d'été

Notre nuit où fées parmi les fées

Nous réalisons ce que nous avons commandé.

 

Bénir nourriture et boisson.

Fermer le cercle.

++++++++++++++++++++++++++++++++++

Ce fut un moment tout à fait truculent et délicieux ...

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