Discor-dianique Reloaded !

Wake up everybody, Discordia has you ... Follow the white rabbit ... Knock knock everybody.

19 novembre 2009

Prêtresses et sorcières : Round 2

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Combat de catch au merveilleux pays du paganisme : Sorcières vs. Prêtresses, Round 2.

FIGHT !

On finira vraiment par penser que j'ai une dent contre la prêtrise et les prêtresses. Pourtant, comme je l'ai expliqué précédemment, étant autant l'une que l'autre, il serait bien malvenu de ma part d'essayer d'en écraser une pour faire triompher l'autre (ou bien j'ignore que je suis atteinte de schizophrénie, mais jusqu'ici, aucun médecin ni proche ne me soupçonnait de pareil trouble). Cependant, à présent que j'ai fait un petit tour d'horizon de la mode prêtresse, une mode qui est à la fois un effet de masse et qui a des répercutions dans les individus, après avoir fait le tour sur quelques blogs ou forums, je songe à la poursuite de ce phénomène, cette fois dans un effet de construction de traditions et de groupes.

Ce round suit le précédent, mais est non moins important à mon sens. Il est vrai que certaines personnes considèrent être à la fois prêtresses ET sorcières. Cependant, la plupart du temps, dans leur discours de présentation, c'est la prêtresse qui est mise en avant. Une telle suit le chemin de la prêtrise, une telle est prêtresse de la Déesse, unes telles veulent ouvrir un temple de la Déesse en France, animé par des prêtresses (non, je n'ai pas l'intention ni de diaboliser, ni de louer cette initiative, ni de donner ici un quelconque avis personnel [bien que j'en aie un, bien entendu] ; ceci sort complètement du but de cet article et ... bref, ce n'est pas le sujet)...Si je parle spécifiquement de ce projet de temple, c'est parce que ce projet est d'une ampleur certaine et appelle au questionnement de ses fondations, de ce qu'est en soi, la "prêtrise de la Déesse" aujourd'hui, en tant que mouvement, et non pas en tant qu'engagement personnel et intérieur.

Soudain, telle une illumination foudroyante qui aurait dû me laisser morte carbonisée si nous vivions dans ce temps affreux patriarcal où les femmes avides de savoir et de connaissances se faisaient foudroyer par Zeus pour avoir voulu le voir en face ... enfin, telle une illumination, je disais, je me suis rendue compte qu'un glissement sémantique s'était opéré entre sorcières et prêtresses. Pour le dire de manière plus parlante : les prêtresses ont fini par adopter certaines parties du vocabulaire sorcier sans pour autant signifier qu'il y a pratique de sorcellerie. Ce vocable si familier au milieu paganisant, comme sabbat ou esbat, semble avoir subi une sorte de mutation liée à un phénomène de masse : la plupart ont simplement oublié leur véritable sens.

En effet, "sabbat" (dont l'étymologie vient d'un ancien Dieu thrace Sabazios [pour plus de détails, chercher dans l'ancien blog Discor-dianique l'article expliquant l'origine de ce mot, ou simplement cliquer ici) désigne clairement dès le Moyen-Âge une cérémonie de sorcellerie, et non un quelconque rite lié à la notion de prêtrise, ou au fait d'honorer un moment de l'année. Voilà pourquoi de nombreux mouvements non wiccans ou non sorciers, conscient de la prédominance de la prêtresse dans leur fonctionnement, s'interrogèrent sur ces notions et choisir d'appeler ces fêtes simplement, du nom de "fêtes saisonnières". C'est là un point qui me semble important et nécessaire : celui de s'interroger sur les buts propres qu'on poursuit, sur les mots qu'on utilise afin de s'approprier pleinement sa voie et ne pas se mêler involontairement à des concepts qui, au final, ont peu de choses en commun avec soi. Ainsi, à quoi bon vouloir absolument parler de "sabbat" s'il n'y a pas acte de sorcellerie? Les Celtes qui célébraient les quatre fêtes (auxquelles les Wiccans ont ajouté les équinoxes et solstices, puisqu'il n'est pas absolument avéré que les Celtes les fêtaient) de l'année n'appelèrent jamais leurs fêtes "sabbat", pas plus que les Romains, Grecs, Germaniques, Nordiques, Egyptiens etc ... L'aboutissement d'un mauvais usage d'un mot est d'en diluer son sens, et de finir par lui octroyer un sens si général, si appauvri, qu'on ne comprend plus grand chose quand on en parle. Ainsi, ce qui devait désigner à la base une fête sorcière, devient un synonyme de toute fête païenne. Plus encore, et ceci porte préjudice directement à ceux qui souhaitent se consacrer à la prêtrise : cela les assimile à une voie qu'ils ne souhaitent pas emprunter, et les empêche d'exister comme une entité à part, différente des wiccans et des sorciers. Et ainsi, le néophite qui ne sait rien est assuré d'avoir tout le plus grand mal du monde à comprendre la différence entre une wiccane (qui poursuit sa voie liée à la sorcière et à la prêtresse), une sorcière (donc non wiccane) et une prêtresse (également non wiccane).

"Esbat" constitue le même problème. Jusque Gardner, ce mot n'existe pas. Ce terme a été inventé d'après un poème en ancien français, vient de l'ancien français "s'esbattre", c'est à dire, "s'ébattre", "faire des réjouissances dans une ambiance de liberté" avec des connotations de liberté sexuelle que certains pourraient aussi comprendre comme des orgies. On en trouve la description dans Aradia, Gospel of Witches ... et c'est fort loin des célébrations de pleine lune telles que l'envisagent les adeptes de la voie de la prêtresse. C'est donc encore un terme spécifiquement lié à la sorcellerie. Alors j'aurais tendance à me dire : mais que diable veulent ces prêtresses non Wiccanes/sorcières à vouloir absolument utiliser ce vocabulaire inadapté à leurs pratiques?! Est-ce parce que ces termes sont devenus tellement courants que plus personne ne s'interroge sur leur contenu et leur portée réels?

Certes, certaines prêtresses se voient aussi sorcières. Mais lorsqu'il est question de formation à la prêtrise, ou de cercles de prêtrise, donc des structures estampillées "prêtresse" (ou chacun reste libre d'être ce qu'il/elle veut à côté : sorcière, druide, chamane etc ...), ne serait-il pas plus judicieux de garder un vocabulaire neutre ne se rattachant pas à une sorcellerie dont ces structures ne se réclament pas? Ou bien, dans le cas contraire, dire clairement que cette prêtrise est aussi une pratique de sorcellerie (et la pratiquer si on le dit!).

D'accord, on est à l'ère d'un monumental syncrétisme et je suis la première à dire que cela peut être très positif d'apprendre à connaître les autres cultures, reconnaître des aspects de nos croyances chez nos voisins, mais utiliser à tort et à travers, sans en avoir conscience, certains mots spécifiques de vocabulaire, n'est-ce pas risquer de faire tomber tout un élan riche et fécond dans une soupe new-ageuse, où tout est bon à prendre? Le message qu'on veut transmettre, n'est-il pas plus porteur lorsqu'on est rigoureux dans le vocabulaire et les notions employées?

Je me souviens (oui, il en fallait au moins un) ... il y a bientôt dix ans, lorsque tous ceux qui voulaient pratiquer la sorcellerie se disaient automatiquement Wiccans, car alors c'était devenu un mot si banal que les nouveaux venus assimilaient de fait sorcier à wiccan ... Je me souviens que nos amis les Gardnériens leur répondaient : Pourquoi voulez vous absolument vous faire appeler Wiccans alors que vous n'en suivez pas les préceptes? Ils étaient un peu tatillons sur tout ce qu'il fallait suivre pour avoir le droit de se faire appeler "wiccan", mais dans le fond, il avaient raison d'en appeler à réfléchir sur l'essence des mots. Afin de préserver la saveur de chaque courant.

10 novembre 2009

La sorcière se meurt, vive la prêtresse !

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Je me souviens ...

Je me souviens de ma découverte du net "éso", puisque telle était sa dénomination. C'était au début des années 2000, et je me souviens que partout, sur les sites liés à la magie, la sorcellerie et ce qui s'y rattache, il était beaucoup question de pratiques, bien peu de spiritualité.

Je me souviens qu'alors, beaucoup crachaient sur la Wicca comme un mouvement dont la plupart des adeptes était ces fameux fluffy bunnies dont l'expression est devenue depuis à la fois très commune et un peu oubliée. Il était alors assez mal vu de dire "je suis wiccan", autant essayer de dire "j'aime les bisounours et j'honore la gentille Déesse de la Nature toute belle et inoffensive (contrairement à nous autres, cruels et stupides êtres humains)". Je me souviens qu'en effet, beaucoup ajoutaient avoir un attrait particulier pour Buffy, Charmed ou le film The Craft, dont ils parlaient beaucoup dans leur cour de collège ou de lycée. Je me rappelle qu'au début des années 2000, j'étais lycéenne aussi mais je n'avais pas M6 à la maison ...

Je me souviens qu'alors, le net wiccan était "dominé" par les reconvertis gardnériens, anciennement plus ou moins lucifériens via Jacques Coutelas et Diane Lucifera, plus ou moins en rapport avec eux précédemment. Je me souviens d'avoir pensé qu'ils étaient fermés d'esprit et intolérants. Je me souviens m'être sentie révoltée de ne pouvoir être aux yeux de telles personnes qu'une fluffy ou une imposteur. Je me souviens que la clé pour venir jouer dans la cour des grands, c'était une vraie belle initiation gardnérienne dans les règles de l'art. Je me souviens qu'alors, n'était wiccan que celui qui voulait bien venir nu dans le cercle et se faire fouetter. Je me souviens qu n'était un "vrai sorcier" que ceux qui répondaient à ces critères et qui adhéraient à cette norme.

Et le temps est passé ...

Je me souviens avoir voulu partager ces connaissances et pratiques venues d'outre-atlantique que j'avais découvertes dans une Wicca différente et que l'on nomme dianique, dans un milieu à la fois très différent et en même temps, si humainement attaché aussi à ses propres formes de norme. J'ai créé "Aube Dianique". Je me souviens qu'alors, en terme de spiritualité féminine, il n'y avait qu'un groupe de prêtrise avalonienne ; je me souviens encore du nom de la prêtresse, j'ignore ce qu'elle est devenue depuis. Et puis ... beaucoup de choses sont arrivées, elles ont pris leur temps et en même temps, tout est allé très vite.

En quelques années, un renversement impressionnant de situation s'est produit. Je vois aujourd'hui que la mode est à la prêtresse. Je vois qu'aujourd'hui, "la loi et l'ordre", du moins était-ce que je ressentais à l'époque, qui était dictés par les "bien-pensants gardnériens", ne sont plus. Les cercles de femmes germent un peu partout, le terme de "mystères féminins" , n'est plus mystérieux pour beaucoup de personnes. Je vois qu'il est beaucoup plus question de spiritualité, de dévotion à la Déesse, que beaucoup plus de personnes se préoccupent de la dite "ancienne religion" comme une religion à part entière et non plus une spiritualité de pratique et d'expérience.

Je me souviens à l'époque avoir préféré l'idée de prêtresse à celle de sorcière, peut être par esprit de contradiction, parce qu'il me semblait que la Wicca était bien vide de spiritualité tel que j'en avais un aperçu. Je songe aujourd'hui que l'excès inverse se produit, que beaucoup avouent finalement avoir peur de la magie et veulent être "prêtresse". Tout comme il y a bientôt 10 ans, tous voulaient être "sorciers et initiés dans les règles afin d'être reconnus comme tel par ses pairs".

Je vois que la norme est toujours présente. Une mode, la "mode de la prêtresse", comme je l'appelle. Avec en arrière plan, des rêveries évasives de Dame du Lac de Marion Zimmer Bradley, aux belles robes, si éloignées de nos vies contemporaines. La prêtresse est mystique, elle est sagesse et connaissance, elle est le lien avec le divin. Elle est tellement éthérée en fait. La prêtresse est propre, elle ne touche pas à la sorcellerie, sa magie est haute. La prêtresse est pouvoir féminin esthétique, la prêtresse est glamour. Elle ne traine pas dans la boue, la prêtresse est morale : elle doit servir d'exemple. L'imaginaire païen devient peu à peu saturé de son omniprésence.

Et la sorcière, la wiccane prend de moins en moins de place sur les forums, sur les blogs. Il faut dire que les structures d'enseignement à la prêtrise ont facilité la diffusion de ce modèle, un modèle attractif, plus fantasmagorique et plus rassurant que la crasseuse sorcière qui touche aux forces magiques, lance des sorts et ose vouloir changer les choses.

La prêtresse est définitivement le contraire de la sorcière, en certaines choses. Et pourtant, à la fin de l'initiation wiccane, la nouvelle initiée est déclarée "sorcière et prêtresse". Comment concilier une initiation wiccane clamant être "sorcière et prêtresse" quand la sorcière lance des charmes pour opérer sur la réalité alors que la prêtresse cherche à connaître et honorer la Déesse, et accepte une idée de magie mais non pas de sorcellerie? Il y a là deux voies en un seul être, deux voies qui se révèlent finalement suffisament distinctes pour que l'une ait toujours pris le devant de la scène en éclipsant l'autre. Que la sorcière ait dominé le début du siècle (en France du moins) et que la prêtresse s'approprie la fin de cette décénnie ne marque que le mouvement d'un balancier, faisant pencher tantôt un plateau, tantôt l'autre.

Il est possible que cette association de prêtresse à la sorcière soit une tentative de constuction purement wiccane, se révélant à terme peu réalisable. Car si tant est que beaucoup de prêtresses furent magiciennes, il est plus difficile d'assurer qu'elles furent sorcières telle que la Wicca l'envisage. Peut être n'est ce finalement possible qu'au sein de la Wicca de Gardner telle qu'il l'a façonnée, avec ses règles, sa hiérarchie, ses lois et ses secrets.

Je sais que les initiés des cultes à mystères ne furent jamais sorciers. Je sais que la plupart des femmes célébrant les mystères féminins dans l'Antiquité ne furent jamais prêtresses. Je sais que les sorcières antiques furent rarement prêtresses, à l'exception peut être de prêtresses de déesses comme Hécate, qui était justement déesse de la sorcellerie. Ainsi, en effet, peut être que seuls les Gardnériens ou Alexandriens, avec leur Déesse qui est Aradia, reine des sorcières, peuvent réellement être prêtre(sse)s et sorcier(e)s. Dans l'absolu du moins. Peut être mieux ailleurs qu'en France, là où le sol est plus fertile pour la Wicca.

Cet article n'avait pour but que de retracer une petite histoire d'un web éso ou spirituel, peut être juste une petite histoire des tendances du monde wiccan et paganisant francophone. Une petite histoire telle que je m'en rappelle, telle que je la ressens.

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07 novembre 2009

Nouvel initié

C'est avec plaisir que j'annonce, bien qu'avec un peu de retad, l'initiation de Breven au sein du coven du Paradigme de la Sphinge, lors du rituel de Samhain. Ce dernier, après avoir passé un peu plus d'un an au sein du coven, a convenablement passé ses épreuves, et a été cuisiné dans les règles (dépecé, bouilli et rôti, tout ça tout ça comme dans le mythe chtonien de Dionysos).

Un Samhain donc bien rempli! Que Breven reçoive, outre la pluie froide de novembre qui s'abat régulièrement en ce moment, des pluies de bénédiction à ce carrefour de son existence.

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28 octobre 2009

Rituel à effectuer avant la divination

Et qui est notamment utile et bien adapté pour le temps de divination de Samhain...

Rituel à effectuer avant la divination

Extrait de Dancing the Goddess Incarnate, de Dorothy Morrison et Kristin Madden ; traduction par Hédéra.

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Une fois que vous avez choisi votre outil de divination, il est temps de s’y mettre. Mais que faire si vous n’arrivez pas à voir quoi que ce soit d’utile ? Et même si vous y parvenez, y a-t-il la moindre certitude que non seulement vous serez capable de comprendre ce que vous avez vu, mais aussi l’appliquer avec toute sorte de précision ?

Absolument. Commencez juste chaque session en brûlant une cuillère à soupe d’armoise sur un morceau de charbon. Reliez vous à la terre et centrez vous, puis placez vos mains au dessus du moyen de divination de votre choix, en appelez la Cailleach en disant quelque chose comme :

Cailleach encapuchonnée et voilée

Et tous les mondes psychiques entrainés,

Je te demande de voir tout ce que Tu vois :

Chaque vision, et image lancée,

Le brouillard et l’insensé qui peut se cacher,

La moelle de ce qui y est centré,

Et de m’aider à comprendre ce qui est signifié.

Chaque image qui viendrait à être appelée,

Et lorsque j’aurai terminé, je saurai pleinement,

Le message ; et je n’irai pas me questionnant,

A savoir si j’ai tort ou raison ;

Accorde- moi Ton don de vision,

O Cailleach, entends maintenant mon appel,

Et apporte-moi rapidement Ton aide.

Attendez quelques instants jusqu’à ce que vous sentiez Sa présence, puis posez les questions que vous souhaitez. Les questions en elles-mêmes, et peut être la manière dont elles sont formulées, sont peut être la part la plus importante d’une divination précise. Pourquoi ? Parce qu’alors que nous recevons toujours des réponses de ceux qui font partie du monde spirituel, ce ne sont pas toujours les réponses que nous recherchions. Et c’est pourquoi soit nous ne posons pas les bonnes questions, soit nous ne sommes pas assez spécifiques dans les mots utilisés.

Un simple exemple de cela est cette question : « Deviendrai-je riche dans les prochains six mois ? » Tandis que cette formulation peut sembler assez spécifique pour la plupart des personnes, ce n’est pas forcément le cas dans le monde spirituel. Sachant que le mot « riche » ne s’applique pas uniquement à l’argent (il peut aussi s’appliquer à l’abondance d’amour, de joie, de bons amis, et d’autres choses trop nombreuses pour être mentionnées ici), ça laisse trop de paramètres au hasard. Donc, bien que vous recevrez peut être une réponse affirmative, vous pourrez aussi peut être vous retrouver à vivre pauvrement dans les six mois.

Sachant cela, prenez un certain temps à formuler vos questions pour représenter exactement ce que vous voulez savoir. Une fois que les bonnes questions sont en place, votre moyen de divination fera le reste. C’est aussi simple que cela.

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27 octobre 2009

Une déesse du temps de Samhain : Coatlicue

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Avec mon coeur alourdi par la peine

Avec mes yeux aveuglés par les larmes

J'erre

Incapable de trouver le repos

Incapable de trouver le soulagement

Je suis asséchée

Mes os

Sont poussière dans le désert du soleil

Mon coeur

Arraché

Git brisé sur le sol

Chaque pas marché en vivant

Le piétine de nouveau

Chaque souffle inspiré en vivant

Elargit mes blessures

Comment puis-je supporter l'insupportable?

Comment puis-je surmonter l'insurmontable?

Ma douleur prendra-t-elle jamais fin?

Ma perte sera-t-elle jamais comblée?

Mon attente angoissée cessera-t-elle jamais?

Tiré de The Goddess Oracle, de Amy Sophia Marashinsky et de Hrana Janto, traduit par Hédéra.

Coatlicue est une déesse aztèque, la Mère des divinités aztèques et dont le nom signifie "Celle à la jupe de serpents". Pour les Aztèques, elle représente la déesse de la terre, déesse de vie et de mort. Ayant trouvé  une balle de plumes dans un temple, Coatlicue tombe enceinte mystérieusement, ce que ses enfants voient comme un signe de déshonneur. Selon la plupart des légendes, c'est sa fille Coyolxauhqul, qui appelle ses frères les étoiles ainsi que le dieu de la guerre et du Soleil, à tuer leur mère déshonorée (d'après les explications données dans le livret accompagnon l'Oracle, sa fille aurait été la seule à prévenir sa mère du complot ; cependant, c'est la seule source que j'ai trouvé qui atteste cette version de l'histoire). Coatlicue est finalement défendue par le fils qu'elle porte, Huitzilopochtli, et qui nait tout armé. Dans cette version de l'histoire, il décapite sa soeur (dans la version donnée par l'Oracle, c'est le dieu du soleil qui la décapite pour avoir voulu aider sa mère) et place sa tête dans le ciel de sorte que sa mère trouve du réconfort en pouvant observer chaque nuit sa fille, devenue la Lune.

De manière générale, c'est toujours assez trash chez les Aztèques. Mais j'ai beaucoup aimé la représentation de Coatlicue sur terre carte, ainsi que le poème qui va avec et qui sied bien au deuil lié à la période de Samhain, à la souffrance qui fait partie intégrante de la vie, et du désarroi qui précède la renaissance.

08 octobre 2009

Les femmes vivent plus vieilles car elles sont inutiles ...

Voici ce qu'on entend de la bouche de têtes blondes de 12 ans, en classe, sans même que ce soit une blague, ajoutant qu'elles peuvent servir à faire le ménage et la cuisine, et encore, pas même correctement ...

Les enfants sont punis, les deux parents signent en ayant connaissance des perles verbales de leurs petits trésors, sans y voir d'inconvénient ni de problème à cela.

Quand je pense à tout le racisme latent ou affiché vis à vis d'émigrés... Quand je pense que mes petits disciples de couleur (et de religion différente) parlent, pour la plupart au moins, des femmes avec bien plus de respect ...

Je me dis que vraiment, encore aujourd'hui, les femmes n'ont pas fini de combattre pour leurs droits, et au droit à ne pas être traitées comme des moins que rien dès l'école primaire, puis au collège et au lycée. Je me dis qu'il n'y a pas besoin d'être féministe acharné pour le comprendre.

Je m'inquiète de la génération future. Beaucoup de mal s'est dit sur les féministes, sur les sorcières féministes qui ont souvent été extrêmes, mais comment ne pas reconnaître qu'elles avaient au moins raison sur un point essentiel : que les batailles gagnées ne sont pas les guerres, qu'à tout moment on peut revenir en arrière. Et qu'on n'a pas besoin d'être mêlés à des cultures étrangères pour que cela se produise, loin de là.

J'en reste encore dépitée, déçue, en colère. Je le vois encore, mon petit Nicolas, me criant que je pouvais lui faire faire cette punition, mais que de toutes manières, il avait raison ...

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29 septembre 2009

Pan, l'Intersexuel

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Pan, "Grand Dieu" Wiccan (Grec aussi, dans une lointaine ancienne vie antique) de la masculinité, le plus fréquemment représenté en satyre, mi-homme mi-animal (mi-bouc pour être plus précis) et préférenciellement en érection surdimentionnée. Bref, la Masculinité dans toute son essence, du moins dans l'imaginaire sexué de beaucoup.

Je ne m'étais jamais intéressée à Pan. Pas de dégout ou d'attrait pour lui, de l'indifférence en somme. Je comprenais vaguement l'importance que certains lui donnaient dans cette vision de grande force sexuelle masculine de la Nature, mais à moi, ça me parlait autant qu'un logo de club de football : très célèbre, adulé par certains mais pour ainsi dire inexistant pour moi, et tant mieux si ça peut faire plaisir à certains. Du moins, jusqu'à ce que je sois plus ou moins obligée de consacrer quelques méditations à cette figure, histoire de ne pas me cantonner uniquement aux divinités qui me parlent.

Grand bien m'en a fait. Il en ressortit en premier que Pan, en grec (du pays et de la langue de sa vie d'origine) signifie "tout". Il me vint à l'esprit aussi que Pan était finalement peu représenté dans l'Antiquité, du moins avant la période hellénistique, et qu'il était moins satyre lubrique qu'il ne le devint ensuite dans l'esprit des gens. Sa forme d'ailleurs en érection tient plus du Priape romain que de la divinité mi-homme mi-animale de ses origines. Enfin, de ses origines grecques telle que nous connaissons la culture grecque dite "classique" et plus tard reprise à sa manière par la Renaissance.

Il me vient surtout que "tout" ne signifie pas "masculin". "Tout" veut dire "tout", ça parait bête dit comme ça, mais ça compte plus qu'il n'y parait d'insister sur ce fameur "tout". Car si il n'est pas difficile de voir en Pan le signe de la Nature sauvage en l'homme, mis en avant par un physque hybride, il y a une chose que les Grecs ne semblent pas avoir osée avec leur dieu du Tout, c'est de l'hybrider en homme, animal, et femme. Peut être parce qu'il est plus facilement acceptable, surtout pour des Grecs dont la civilisation est si séparatrice des sexes dans la société, qu'un être humain révèle l'animal en lui qu'il ne révèle une forme d'intersexualité (quoiqu'ils ont pensé au fameux dieu Hermaphrodite, peu important en somme dans l'ensemble mythologique et d'ailleurs fort bien oublié des Wiccans). En effet, il n'y a pas plus grande faute que d'oser faire d'une femme un homme, ou d'un homme une femme, que ce soit dans l'Antiquité, et finalement encore maintenant, bien souvent. Faire cela, c'est faire le Diable. Ce Diable de l'arcane XV du Tarot de Marseille, ce Baphomet des Satanistes ... ce Pan des sorcières, d'après les accusations de ce fameux temps des "chasses aux sorcières", entre la fin du XVI et siècle et le milieu du XVIIe siècle. Oui, ce Pan avec des pattes et cornes de bouc, un sexe d'homme et une poitrine de femme ; ce monstre, ce Diable, contraire au "bon ordre" de la nature, telle qu'elle est envisagée par une société réclamant que toute chose ait sa juste place.

Pan n'est donc pas un Grand Dieu, un symbole du masculin. Pan, c'est le Tout, l'Intersexuel, ce qui est homme, femme et animal, conformément à ce que la Nature a voulu pour les êtres humains, puisqu'Elle n'a pas voulu un ordre sexué parfaitement distinct, puisqu'Elle a permis que 4% de la population humaine (d'après le professeur Sharon Preves) naisse avec des ,organes sexuels appartenant aux deux genres, sans d'ailleurs pour autant les rendre capable de procréer selon les deux genres.

Certes, tout ceci a longtemps été considéré comme l'oeuvre du Diable (le Mal forcément, le monstrueux puisque contrevenant à une certaine idée de l'ordre naturel des choses), et par la suite comme à des malformations. Des erreurs de la Nature. Il demeure que de nombreuses personnes, aujourd'hui comme hier, sont intersexuelles, qu'elles ont êiné et peinent encore à trouver leur juste place dans une société humaine ne reconnaissant que deux genres bien distincts et plaçant toute autre combinaison comme une anomalie, une maladie, ou niant purement et simplement la possibilité d'une autre forme d'existence de l'idée de "genre sexué". De plus en plus de ces personnes intersexuelles cherchent d'ailleurs à se faire reconnaître comme tel ou comme androgyne, etnon plus comme homme ou femme, sexe attribué à leur naissance, souvent de nos jours après opération pour corriger l'anomalie (c'est à dire ôter l'organe sexuel le moins développé ou non utilisable).

On peut corriger une personne physiquement, mais le problème des énergies restent, si on considère cela d'un point de vue magique. Car ces personnes demeurent sous la double influence d'un développement hormonal à la fois féminin et masculin, selon des degrés divers. Il est aisé d'imaginer le désarroi qu'une telle situation peut causer chez une personne à la fois physiquement, psychiquement et énergétiquement ni homme ni femme, mais quelque chose qui tient des deux, et qui est finalement bien distinct de l'un ou l'autre genre.

Ce n'est pas un hasard si cette réflexion a germé en ce moment dans mon esprit, elle vient de cette réflexion sur la véritable nature de Pan, et sur le hasard d'un article lu dans un magazine au sujet des personnes intersexuelles, et ce à quelques jours d'écart. Je pense définitivement que Pan représente l'Ordre désordonné de la Nature, l'Intersexuel, le divin sans genre et qui les possède tous. Le Tout.

Je comprends mieux quelle force extraordinaire émane de Pan.

La Grande Divinité de tous les hommes, toutes les femmes, tous les animaux et tous les intersexuels de la Terre. Le Grand Tout.

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27 août 2009

Et les soirées de fête aux plages d'Hammamet ...

Dougga

Des sphingiennes (avec moi en plus petite) courageuses et braves face aux 50 degrés à Dougga.

Yalil Yalil Habibi Yalil ...

Ca sonne peut être kitsh à certains, mais Patrick Bruel le dit si bien. La Tunisie, c'est beau. La Tunisie, c'est chaud caniculaire, ça rend malade, c'est plein de gros lourds dans les souks qui ont tendance à considérer parfois un peu trop les européennes commes des candidates chaudes chaudes à une nuit dans leur lit ... Mais bon sang, la Tunisie, comme il le dit, on n'oubliera pas même si on s'en va ...

Et oui, 2e post en un peu plus d'un mois pour dire encore que je rentre de vacances, cette fois en Tunisie. On finira par croire que je ne fais que prendre du bon temps, ce qui serait très faux. Puisque entre les deux posts et la semaine de Tunisie, je n'ai fait que déménager, ranger, récurer, étatdeslieux-er, remplir des formalités, signer en 50 exemplaires telle que la grande Eris l'a voulu afin de faire en sorte que le monde soit plus chaotique encore, si faire se pouvait. Ah oui, et chercher à récupérer le net que je n'ai plus pour l'instant que par intermittence jusque, je pense, mi-septembre. Mais trève de choses désagréables, la Tunisie (Yalil Yalil ...)

Non, je ne parlerai pas de la condition féminine (dans un pays à majorité musulmane mais quand même laïc), ni de l'amour des Tunisiens pour les déchèteries (qui sont en fait à peu près partout en ville comme à la campagne, au bord des routes, dans les mers et les rivières ...). Non, pas de choses qui fachent. Parce que les vacances, depuis Gainsbourg (et espérons avant), c'est Sea, Sex and Sun. Après, chacun fait dans l'ordre et la quantité qu'il veut. Dans mon cas, nous y sommes allées à trois, comme un vrai voyage organisé : Sphinge Voyages. Durant une semaine, deux autres membres du coven et moi-même avons délocalisé en Tunisie pour notre plus grand bonheur. De la Sea, on en a eu, c'était génial ; l'eau était tellement chaude qu'on entrait dedans sans même avoir à relever les bras ou les épaules (ah les plages d'Hammamet ...). Du Sun, pareil, bien chaud, très chaud ... trop chaud peut être. 50 degrés sur les sites archéologiques visités, c'était à prier que le calvaire s'arrête et qu'on nous ramène chez nous, où il fait bon vivre, à Hammamet ... Quant au troisième S, haha, bandes de petits curieux ... Il y avait de beaux paysages locaux (notamment les animateurs à l'hôtel) qui, à n'en pas douter, valaient d'être admirés au bord de la piscine. Comme dit l'une d'entre nous, ce n'est pas parce qu'on est au régime qu'on ne peut pas regarder le menu (j'ai toujours adoré cette réplique).

Et puis, comme on n'est pas qu'un coven de larves (même si nous étions fermement remontées en arrivant contre l'idée des clubs de vacances et que finalement, à la fin, notre fermeté avait un peu décru), on a visité. Carthage (occasion aussi de frayer avec la déesse de cette grande cité : Tanit), des cités romaines parfois semi-troglodites, des forts numides et byzantins, et même la grande mosquée de la 4e ville sainte de l'Islam : Kairouan. De tout ça, même si à n'en pas douter, c'était absolument magnifique, j'en retiens peut être plus d'avoir été malade par la chaleur et par des aliments avariés que notre hôtel nous avait fourni (pour preuve, on était au moins la moitié du groupe à ressentir les mêmes symptômes. C'est rassurant quand on sait aussi qu'un autre hôtel tunisien de cette chaine a dû fermer pour cause de problèmes sanitaires et intoxications générales). Ah ... et le charme des vacances à être réveillés le matin à 4h30 ... quel repos. C'est qu'il faut souffrir pour se cultiver si on n'est pas assez riche pour venir une fois au printemps pour les visites, et une fois l'été pour la farniente.

Mais en fin de compte ... ce fut un voyage merveilleux, des vacances parmi les meilleures que j'aie jamais vécues, des moments entre filles, entre copines d'adolescence, abolument inoubliables. Un voyage qui ne m'a pas fait revenir telle que j'étais partie, qui m'a beaucoup enrichie, qui m'a donné l'impulsion de courage pour la rentrée, désormais si proche. Qui m'a donné des rêves nouveaux. Comme revenir (pas en été!) et voir le désert. Retrouver ma deuxième vie, comme je l'appelais (sachant que la 1ere était celle que j'avais laissé en France, et que ma 3e vie était la vie de souffrance de visites sous 50 degrés et à en être malade).

Allez, encore un peu de Patrick Bruel :

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil habibi yalil yalil yalil habibi yalil ...

21 juillet 2009

Imaginez un monde où la thèse conspirationniste serait vraie ...

facebook_big_brother

Voilà, je rentre de vacances, comme une fleur qui a pris le soleil, et fatalement, une série de petits soucis m'attendent. Comme à chaque fois. Mais jusqu'ici, rien de bien surprenant ou alarmant.

Bizarrement, de ces jours de retour de vacances (et de rangement, et de remise dans le rythme normal -qui reste de vacances- ), je pense que je viens de vivre celle qui me hérissera le plus les poils et les cheveux. Bien gentillement, je vais sur un site de vidéos en ligne (pas de publicité ici) histoire d'écouter une musique qui me passait par la tête. Tiens, je vois que j'ai un message. Le pseudo de l'expéditeur est inconnu mais le titre est en français. Bon, regardons ça.

Et là, arrêt cardiaque psychologique : c'était manifestement quelqu'un qui connaissait un vieux myspace que j'aurais créé (et que manifestement j'ai très vite oublié!), sous un pseudo que j'utilise en plus assez rarement, qui dit savoir qui je suis sachant que cette personne est censée me connaître de l'enfance ou l'adolescence, qui aurait été une voisine et qui saurait en plus quelle est ma profession! On aurait pas fait mieux pour l'énigme "Qui est-ce?". Oui, qui est cette mystérieuse personne qui vient me demander si mon compte de ce site de vidéos en ligne est le même que le myspace, qui ne se présente pas elle-même et dont le message est vaguement "tu ne sais pas qui je suis mais moi je sais qui tu es"???!!! En plus, j'ai beau éplucher mes souvenirs, je ne me souviens de personne parmi mes anciens voisins et voisines qui combine le fait d'avoir le même âge que moi et être au courant de ce que je suis devenue dans la vie.

Je me relis, vu de là, ça ressemble à de la masturbation de cerveau. Mais zut et flute, j'ai fui tous les sites de réseaux sociaux, Facebook et Copains d'avant en tête, parce que je n'avais pas envie que des petits curieux du passé viennent épier ma vie oh combien passionnante (bien sûr!) d'aujourd'hui. Je me souviens de gens que j'ai détesté, je sais aussi que je ne veux même pas qu'ils ou elles sachent ce que j'ai pu faire en bien, puisque les réseaux sociaux sont là pour montrer toutes les belles choses qu'on est devenu et cacher toutes celles qui feraient de l'ombre au joli tableau d'ensemble. Et pour les gens du passé qui m'importent, soit j'ai gardé contact, soit je connais d'autres moyens pour me manifester à eux. Donc, pas besoin de ces trucs virtuels où chacun expose sa vie plus ou moins enjolivée.

Et donc, j'ai redécouvert ce compte myspace oublié, pour me rendre compte que je l'avais créé il y a plusieurs années, du temps insouciant où je n'avais pas encore compris que quand on demande "nom et prénom", ajoutant que seul le pseudo apparaitra, c'est pour les mettre dans un moteur de recherche. Et donc, que j'avais fourni bien innocemment au boureau le baton pour me faire battre, ou la corde pour me pendre. Du coup, je me suis empressée d'effacer tout ça. Ca ne réparera pas ce qui est fait, mais m'évitera peut être d'autres ennuis.

En vérité, j'avais des réflexions beaucoup plus profondes à proposer, issues du voyage ou d'après. Mais comme il est tard et que finalement, je ne sais toujours pas ce que je vais répondre, si je réponds, à cet anonyme mystérieux qui dit me connaître, je me suis dit "pourquoi pas un petit potin du soir?".

Finalement, je ris à gorge déployée des adeptes de la thèse conspirationniste, mais après tout, et si c'était vrai, que maintenant, même en faisant tout pour bien se cacher, on ne peut plus échapper au Grand Oeil (patriarcal) de Big Brother?

(Bonne nuit les petits!)

04 juillet 2009

Nouvelle disparition mystérieuse

Sous_plat

Non, pas si mystérieuse en fait. Je pars juste en vacances jusqu'au 15 juillet dans le sud-ouest et au Pays-Basque!

Je pars au pays où la terre, la lune et le soleil sont toutes des déesses et où les bombes sautent. Que du folklore! :D

A bientôt!

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